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le Dim 17 Déc - 19:55

Cela fait une éternité que Trinity campe dans la forêt, sous les feuilles d'un vert éclatant des grands chênes de la vaste étendue boisée de la forêt d'Elwynn, le bastion actuel de l'humanité.
Elle était assise en tailleur devant une petite cabane de fortune placé sur le flanc d'une colline à quelques kilomètres de Comté-de-l'Or, où les planches étaient clouées les unes entre les autres de façon hasardeuse. Le bois grince sous le vent passant entre les feuillages des arbres sans perturber la paisible forêt. Elle était assise, devant un feu de camp éclairant l'obscurité de la nuit, elle faisait cuire un bout de lapin au feu de brindilles, puis croqua dedans, déchiquetant lentement la chair. L'humaine mâcha... Ça avait la consistance d'une semelle. Beurk se dit-elle, elle aurait peut-être pas dû tuer celui là...
Elle lança sur le petit tas de squelettes d'animaux posé contre sa cabane, puis elle y entra. Il y avait son sac de couchage en fourrure de cerf à sa gauche, et son matériel de chasse à sa droite. Elle s'accroupit devant ses babioles, attrapant son arc et le plaçant dans son dos, elle passa doucement sa main sur le reste de ses objets.
Il y avait là un couteau aiguisé, des longues cordes, son carquois en cuir et en fourrure, un sac, un bâton, une vieille casserole qui s'effritait, et enfin un piège à ours dans les dents aiguisées étaient pointés vers le ciel.
Le crâne d'un petit animal l'observait, en effet, ça faisait des jours et des jours qu'elle traquait un ours. Un très gros ours. Sa peau pouvait se vendre très très cher, et sa viande pouvait remplir le garde-manger pour des semaines.
Elle tourna la tête vers le crâne, leva la botte et l'écrasa violemment sous sa botte, soupirante ensuite. Elle se baissa et attrapa sa casserole
Elle se renfrogna et sorti de sa cabane, descendant lentement le dénivelé jusqu'à la rivière. Trinity passa doucement la casserole dans l'eau coulante.  La chasseresse se souvint comment elle avait massacré quelques murlocs plus bas dans la rivière en leur décochant des flèches dans le crâne. Elle respire profondément et remonte jusqu'à son feu de camp, elle plaça l'ustensile de cuisine au dessus du feu. Elle mit son poing sur sa joue, cette chasse commençait à la lasser, elle aurait dû faire comme tout le monde et partir à la guerre.
Elle devait trouver un moyen de repérer cette bête et de l'abattre !


Dernière édition par Azeroth le Lun 25 Déc - 14:54, édité 1 fois

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le Dim 17 Déc - 20:53
La jeune femme regarda pendant de longues minutes le feu de camp, l'air songeur avant de soupirer longuement. Finalement Trinity se reposa devant le feu en silence, elle semblait avoir décidé de se reposer un peu le temps que le soleil montre le bout de son nez. Elle n'avait clairement pas l'envie de tomber nez à nez avec l'ours et encore moins l'envie de perdre la vie.

Trinity resta facilement une petite heure devant le feu, elle en profita pour affûter son couteau avec l'aide d'une simple pierre qui pouvait faire l'affaire. Plus le temps passait, plus la jeune humaine s’approchait de l’endormissement, elle alla ensuite dans la cabane avant de se poser sur son sac de couchage. Elle bailla un grand coup avant de s'allonger dessus pour s'endormir comme une enfant.

Le lendemain matin, la jeune femme se réveilla avec un joli filet de bave le long de la joue gauche. Ni une ni deux elle se redressa doucement avant de se frotter le visage pendant une bonne minute. Elle sortit de sa petite bicoque fait main avant de prendre une grande inspiration en regardant autour d'elle, cherchant une once de vie animale. Après cela la jeune femme vint de nouveau entrer dans sa maison et rangeaient ses affaires dans son sac, enfila son barda sur son dos avant de s'éloigner un peu de sa cabane pour chercher des traces de bêtes.

La femme eut rapidement l'oeil vif et un sourire en coin se dessinât assez rapidement sur son visage quand elle eut enfin une trace de la bête tant recherchée.Immédiatement après avoir remarqué la trace; elle attrapait un peu de terre au sol avant de s'en mettre plein le visage. Tout cela avait pour but de cacher son odeur d'humaine et pour essayer de passer inaperçu. C'était une vieille technique que son père lui avait appris du temps ou elle était encore plus jeune. La chasseuse marchait doucement dans la forêt en suivant les traces de la bête, la femme attrapa son arc et une flèche dans ses mains en regardant autour d'elle attentive.

La demoiselle en profita même pour regarder les arbres un instant, cherchant à savoir s'il est possible de grimper dans les arbres pour avoir un bon point de vue. Mais finalement elle secoua la tête vivement en se concentrant de nouveau sur sa traque.
le Lun 18 Déc - 20:46
Trinity, accroupie dans la forêt, se déplaçait entre les hautes herbes. Elle observait tout autours d'elle, les grands arbres feuillus qui semblait chanter au fil du vent passant doucement entre les branches, les oiseaux gazouillants en faisant attention à ne pas les faire s'envoler, etc.
L'herbe s'aplatissait sous son passage. Un arbre au tronc énorme se trouvait devant elle, et le terrain descendait visiblement après celui-ci, ça devait être là.
Elle approcha du tronc, redoublant de prudence. L'ours pourrait surgir de partout sous les hautes herbes.
L'humaine contourna lentement le grand arbre, et descendit la pente en trombe, jusqu'au ruisseau. Elle s'abaissa à son niveau, il y avait des traces de pas dans la boue, qui remontait à nouveau une pente face à elle. Des grandes traces de pattes rondes, griffues. Elle remonta cette pente doucement, suivant de près et à la trace.

Pendant de longues minutes, elle suivit les pas s'enfonçant dans la terre, traversant les bois à sa démarche de loup, prête à bondir pour attaquer.
Au détour d'un arbre, les pas s'arrêtèrent. Trinity fut surprise, elle regarda dans tout les sens où ils pouvaient continuer. Mais rien, il semblait s'être volatilisé.
Comment était-ce possible ? Elle était sûre d'avoir une trace ! Il devait bien être quelque part !

Elle secoua la tête, puis ouvrit les yeux. Des traces de bottes tout autours, qui remontait jusqu'à un arbre. Une énorme trace de giclée de sang s'y trouvait. Quelqu'un l'avait eu avant elle ?! Une grande colère s'empara d'elle. D'un pas déterminé, elle suivit les traces de bottes dans le sens inverse. La frustration et la colère d'avoir manqué cette cible lui montait à la tête, ses joues devenaient rouges.
Elle marcha une vingtaine de minutes, ils finirent par longer une falaise. Une des falaises entourant la ville de Hurlevent. Les corbeaux croissaient, faisant frisonner la jeune humaine.
Soudain, les pas descendirent... Descendirent... Jusqu'à une caverne lugubre, creusée dans la falaise brune dont le haut ne pouvait être vu par l'humaine. Une caverne dont la petite entrée était protégée par un grand tas de gravats, qui semblaient avoir été placés là, si on en croit la terre remuée tout autour.
Elle renifla, c'est là que les chasseurs avaient pris son gibier ? Elle sourit, sorti son arc et encocha une flèche, descendant peu à peu vers la caverne. Soudain, une branche craqua derrière elle, sous un pas lourd.
le Mar 19 Déc - 0:54
L'humaine lui tournait le dos, semblant certaine de trouver sa cible dans leur caverne, qu'il avait guère réellement camoufler à la vue des passants, passants qui étaient rares dans ces lieux. Roulant des épaules en approchant de la chasseuse qui ne se méfiait pas de ses arrières, le guerrier s'avança dangereusement de celle-ci lorsque son pied brisa une branche sous sa botte. Découvert, l'Orc -car s'en était bien un- rugit vers l'humaine en bondissant vers celle-ci, ses muscles puissants roulant sous une peau d'un vert-sombre, qui rendait un parfait camouflage pour les bois alentours. Avant qu'elle ne puisse encocher, il chercha à saisir l'arc dans une main, envoyant son autre main libre se fermer sur le cou de l'humaine, tentant de la contrôler rapidement. Ses yeux sombres ne la quittant pas des yeux, dans un air féroce et sanguinaire alors que les traits de son visage était froncé, dans une expression guerrière et farouche. Son souffle était roque, grondant, comme celui d'un ours prêt à charger vers un ennemi alors que dans son dos, était visible une lourde hache orc. Ses vêtements étaient de cuirs et de mailles, mais laissant à la vue de l'archère de nombreuses cicatrices de batailles, tandis qu'un crâne nain trônait sur la ceinture de l'orc, qui tirait une moue de dégoût vers la frêle créature. Dans un commun à trancher, il gronda vers elle, qu'il l'ait saisit ou non :

"-Alors, petite chose...Que vas-tu faire ? Me tirer dessus ou t'agenouiller en me suppliant de t'épargner ?"

Il tira un sourire en coin qui révélant ses crocs et ses défenses, dans une expression narquoise. Fidèle à ce qu'on disait des siens chez les Humains, l'Orc ne semblait désirer qu'une chose, se battre. Pourtant, il aurait pu l'éliminer aisément, si il en avait voulu ainsi. Mais...Garkach n'était pas prompte à tuer dans le dos, ni à tuer sans pouvoir échanger un peu avec sa victime. Si elle en avait le courage, néanmoins.
Derrière lui, à l'abris des regards de la chasseuse et dans les branches, patientant, les trois orcs qui accompagnaient le guerrier observaient silencieusement, souriant en coin, à l'annonce de l'amusement à venir. Néanmoins, ils gardaient leurs mains sur les armes qu'ils portaient, restant ainsi camoufler, près à tuer l’intruse si elle tentait de fuir prévenir les siens.

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le Mar 19 Déc - 11:44
La jeune femme avait son arc en main, et une flèche dans l'autre prête à tirer. Au moment où l'orc beugla, la chasseresse fût surprise de ne pas entendre une bête quelconque et elle tira par mégarde au sol juste à côté de son pied. Elle se fit ensuite saisir au niveau du cou par l'envahisseur et elle lâchât son arc au sol au vu de la brutalité du geste. À ce moment-là une fois face à l'orc, elle le regardait tout d'abord avec surprise, ne réalisant pas ce qui se passait. Mais rapidement son visage passa de la surprise la plus totale à la peur la plus profonde. Trinity se mit à chialer assez rapidement, bien qu'elle pût se défendre avec sa dague accrochée au niveau de la ceinture.

"-B...B...

Elle essaya de s'exprimer en vint, elle bafouilla comme une gamine à qui on aurait volé une sucette. Après cette petite tentative de communication, elle regarda l'orc tout en chialant, le visage humide, ses larmes perlant sans doute sur les mains du barbare. La donzelle secoua sa tête doucement et sans doute difficilement, essayant de s'exprimer va des gestes simples. Tout ce qu'elle voulait à présent c'était ne pas mourir.
le Mar 19 Déc - 12:56
La réaction de la frèle humaine sembla surprendre l'imposant guerrier qui arqua ses arcades avant de secouer la tête dans un grognement mauvais. Des rires graves et forts résonnèrent dans les bois lorsque la femme commença ainsi à fondre en larme, alors que des chutes lourdes résonnaient à travers les buissons, d'imposantes silhouettes se redressant en s'approchant, dévoilant des peaux vertes et des défenses saillantes. Ils n'étaient pas aussi impressionnant que l'Orc qui la tenait ainsi au-dessus du sol, mais ils restaient plus impressionnant que le commun des humains. Ils portaient également des armures rustiques, faites essentiellement de cuir ainsi que de fourrure, renforcé par de la maille à certains endroits. L'un d'eux portait des piques sur ses épaulières, avec des crânes nains et humains, frais, qui y étaient plantés dans des trophées macabres. Des peintures recouvraient certains visages des trois arrivants, qui grognaient dans une langue gutturale et mâchée, échangeant des ricanements sinistres, en désignant la petite chose, semblant s'en moquer.
Garkach gronda lourdement en observant l'Humaine droit dans les yeux, tirant une moue d’écœurement avant de soudainement lui saisir la ceinture, arrachant la dague qui s'y trouvait dans un mouvement brusque. La puissance de l'orc semblait être apte à briser l'humaine en deux, sans un effort, alors qu'il venait de lui arracher l'arme avec le cuir qui la retenait. Puis il la lâcha brusquement en la laissant chuter sur le sol, roulant ses épaules alors que ses muscles se gonflaient sous le mouvement, puis il se pencha brutalement vers elle en levant le poing comme pour la frapper, lui briser le crâne ou la rouer de coup....Mais il arrêta le mouvement avant qu'il ne l'atteigne. Éclatant de rire avec les siens, semblant prendre plaisir à se moquer de l'humaine, puis crachant près d'elle, grognant dans leur langue barbe et primitive. Soufflant aux paroles des siens, qui semblaient être devenu plus sérieuses et menaçante sur le sort de l'humaine, Garkach glissa ses yeux vers l'Humaine en grondant, tirant une moue puis imposa des ordres, en vue du ton qu'il employa.

"-Dabu !" Répondit l'un des trois orcs, frappant son poing sur le torse.

Puis il s'approcha de l'humaine sur le sol en lui attrapant le col sèchement, et sans délicatesse, en la tirant vers la caverne comme si elle ne pesait rien. La balançant dans la caverne en grondant, il vînt saisir un morceau de cuir en en faisant un bâillon, qu'il plaça entre les dents de la femme, usant de la force si elle résistait alors qu'il grognait d'un air menaçant. La caverne était assez grande, mais elle était presque vide si ce n'était quelques sacs de toiles, ainsi que des trophées de plusieurs combats comme des casques et des insignes des fantassins du Royaume, ou encore des peaux animales. Le corps d'un puissant ours était allongé dans un coin, mort récemment, la fourrure épaisse s'ouvrant sur de nombreuses plaies mortelles. Une fois qu'elle fut bâillonnée, l'orc lui lia les poignets dans le dos, puis les chevilles en la laissant contre un coin de la parois, soufflant en frottant ses mains et quittant la caverne.
Durant près d'une heure, elle resta ainsi seule dans la caverne en ne pouvant qu'observer les lieux et entendre les échos des voix orcs à l'extérieure, ainsi que les grondements ou des rires graves. Puis l'un d'eux entra sans lui poser un regard dessus, s'approchant du corps de l'ours en commençant à le vider, avant de le dépecer avec expérience, semblant murmurer un chant orc, aux notes primitives. Plus tard, ses deux compères le rejoignirent en replaçant quelques gravas devant la caverne alors que l'imposant Garkach entrait en dernier, s'approchant de l'humaine en grondant, daignant lui lancer un regard. Soufflant, il s'approcha de son compère pour l'aider à préparer la viande, allumant un feu près de l'entrée, et commençant à en faire cuir. Le repas s'annonçait.

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le Mar 19 Déc - 13:25
Pendant la longue heure seule dans la grotte la jeune humaine en profita pour se calmer, cessant de pleurer le tout en essayant de s’asseoir correctement contre la paroi de la grotte. Elle regarda simplement l'intérieur de la grotte, avant de se regarder elle-même. Quoiqu'elle n'ait plus ses armes elle possédait toujours son sac avec son équipement à l'intérieur. À savoir une poêle usagée, une grande corde, un sac de couchage en fourrure et en peaux diverses et enfin un piège à ours clos. Peu après que les trois orcs soient entrée dans la grotte la jeune humaine garda son regard tourné vers ses pieds, restant muet et dans son coin, préférant ne pas attirer l'attention sur elle.
le Mar 19 Déc - 16:21
Silencieuse durant le reste de la journée, l'Humaine fut laissé en paix par les orcs qui discutaient entre eux, s'échangeant des tapes et murmurant entre eux. Dans leur langue étrange, il était difficile pour l'humaine de comprendre ce dont ils parlaient, une langue d'un autre monde. A vrai dire, à part celui qui semblait être le chef de cette bande, aucun ne parlait ou ne semblait comprendre le commun. Ils mangèrent la viande de l'ours, et buvant dans des outres en même temps, leurs voix graves et fortes, semblant sérieuse, voir respectueuse. Elle comprit alors un mot, qui à force de revenir, lui fut compréhensible : Rochenoire.

La nuit tomba finalement, sans que les orcs n'aient adressé la parole à l'Humaine, semblant même l'oublier complètement si ce n'était les coups d'oeils qu'ils lui lançaient, en la surveillant. L'un des orcs s'approcha d'elle, lui arrachant son sac en le vidant sur le sol de la caverne, repoussant de la botte ce qu'il contenait puis gronda. Le butin ne semblait pas l'intéresser, jetant le sac sur le côté en parlant au chef, et quittant la caverne avec sa hache, semblant aller monter la garde ou patrouiller ? En vue du souffle dehors, il montait la garde.
Garkach s'allongea sur une fourrure dans le fond de la caverne en fermant ses yeux, son arme près de lui en croisant ses bras derrière son crâne, respirant calmement en semblant s'endormir. L'autre orc fit de même, ne laissant qu'un dernier dans la caverne, qui terminait de préparer la peau de l'ours, et qui également, préparer la viande pour être conserver. Les hiboux faisaient échos dans la nuit, et un vent frais soufflait depuis l'entrée. Les lunes brillaient, et le silence régnait, brisé par les respirations lourdes des dormeurs, et le son du couteau de l'orc qui travaillait la proie. La sentinelle ne faisait plus de bruit, à l'extérieur.
Alors que les heures passèrent, l'orc encore réveillé s'approcha de l'humaine en posant ses yeux sur elle, reniflant. Il lui saisit les cheveux quelques instants les tirant, observant les traits de son visage. Son bâillon l'empêchait de pouvoir hurler, ou de crier mais elle pouvait néanmoins grogner ou autres. L'Orc cherchera alors à poser sa main sur la bouche de l'humaine, alors que de l'autre, il cherche à lui retirer le pantalon en souriant cruellement. Ses attentions semblaient claires et infectes, et pourtant normale dans le monde cruel d'Azeroth. Même en se débattant, elle ne pouvait avoir l'avantage face à l'orc, ses mains liées comme ses chevilles.
Soudainement, une ombre passa au-dessus d'elle lorsque l'étreinte de l'orc la lâcha finalement dans un rugissement de douleur. Garkach se dressait maintenant devant elle en s'approchant de l'orc sur le sol, qui y rampait, le visage en sang après une frappe brutale de son chef. La main de l'orc lui saisit la gorge, le plaquant sur le sol alors que le poing du guerrier frappait encore et encore, le visage de l'autre orc. La sentinelle entra dans la caverne, fronçant les yeux en observant la scène, puis l'humaine qui était à présent à moitié déshabillée alors que l'autre orc se redressait, main sur l'épée près de lui.
L'orc sur le sol ne remuait plus, mais il respirait encore malgré un visage boursouflé et en sang. Garkach se redressa en soufflant, roulant des épaules alors que ses autres guerriers hochaient la tête, en retournant à ce qu'ils faisaient. Le guerrier ne dormait pas si profondément qu'on aurait pu le penser, loin de la sécurité, il restait toujours vigilant. Lorsqu'il avait entendu les pas du guerrier, et les sons de l'humaine, Garkach avait ouvert un œil et rapidement compris la situation. Ce n'était nullement par pitié ou bonté, qu'il avait décidé de s'en prendre au sien pour défendre l'Humaine, à vrai dire, son sort lui était indifférent pour l'heure. Néanmoins, ces actes étaient déshonorables, et Garkach ne pouvait laisser l'un des siens, s'adonner à ces pratiques. Il l'épargnait, pour cette fois, mais simplement car dans ce royaume, il avait besoins de ses combattants.
Crachant sur l'orc au sol, Garkach se tourna vers l'humaine en s'approchant de ses pas lourds d'elle, posant un genou sur le sol en posant ses yeux dans les siens, grondant et soufflant à son visage. Il lui saisit les vêtements, les replaçant sans une once de pudeur mais sans aucun intérêt également.

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le Mar 19 Déc - 19:23
Peu de temps après avoir regagné son bas la frêle essaya de remercier Garkach d'un simple signe de tête, ne sachant pas trop si ce dernier l'avait remarquée. Malgré tout, la jeune humaine se tortillait dans tous les sens, essayant visiblement de frapper l'orc au sol sans réel succès. En prime elle beugla à travers le baillons bien que cela soit totalement incompréhensible. Une fois le calme de retour dans la caverne, la jolie jeune femme frotta ses liens contre un morceau de pierre dans la grotte. Le geste était lent et elle essayait de faire le moins de bruit possible pour ne pas réveiller un de ses geôliers. Tout au plus cela lui prendrait une bonne partie de la nuit voire plus pour couper ses liens. Le sommeil gagnait rapidement la donzelle, cette dernière essayant de lutter pour ne pas dormir, ayant bien trop peur de se faire de nouveau "maltraitée". Finalement c'est dans les environs de trois heures du matin que la prisonnière s'endormit, les liens toujours présents dans son dos.
le Ven 22 Déc - 18:08
L'aube ne tardait plus à approcher, l'horizon s'éclairant des lueurs lointaines du soleil qui approchait des limites du monde, éveillant la faune locale lentement, réchauffant la brise fraîche de la nuit. Garkach observait ainsi l'est en fermant les yeux un instant, inspirant en gonflant son torse de l'air revigorant qui portait avec lui les odeurs des bois, de la terre et des montagnes. C'était un instant particulier pour l'orc, cet instant entre le jour et la nuit, un instant à part qui lui apportait un semblant de calme et de paix dans l'esprit. Puis expirant doucement, l'Orc ouvrit à nouveau ses yeux en observant les nuages sombres qui planaient toujours vers le nord, grondant doucement. La nuit avait été reposante, mais celle à venir le serait moins, il en avait conscience. Tournant son attention vers la caverne, l'Orc s'en approcha d'un pas lourds avant d'y entrer en s'approchant de l'humaine qui dormait encore, vaincu par la fatigue et les émotions. Souriant en coin devant la fragile créature, Garkach s'en approcha en la soulevant soudainement par le col, lui grognant dessus brutalement avant de lui parler dans un commun tranchant :

"-Nous partons. Tu viens avec nous. Tu traînes, on frappe. Tu hurles, on tue. Tu obéis, tu vies."

Ce n'était pas une question que lui posait l'orc, car à vrai dire, il ne posait jamais vraiment de questions aux autres mais ordonnait. La repoussant sèchement, sans une once de délicatesse, il fit signe vers les siens qui s'étaient relevés également, préparant les affaires sous les indications de Garkach. L'orc qu'il avait sévi dans la nuit, gardait un oeil clos à présent et son visage restait tuméfié. Il gardait une posture soumise à l'approche de Garkach, qui appréciait ça et ne le cachait pas. La domination était une seconde nature chez lui, et chez les siens également. Quelques instants après, les orcs quittèrent la caverne avec leurs armes et paquetages tandis que l'un d'eux tirait par une corde, l'humaine derrière eux. Lorsqu'elle n'allait pas assez vite, l'orc tirait avec force la corde en la tirant en avant, lui grognant dessus d'un air menaçant. Les autres guerriers ne commentaient pas, et même Garkach n'y jettait aucun regard comme si cela ne lui importait pas un instant. Ce qui était, d'ailleurs, vrai. Elle n'était qu'une peau-rose, fragile, lâche et faible. Son destin lui importait peu, qu'elle souffre ou non.
Le groupe s'avança à travers les bois épais d'Elwynn, longeant les falaises des montagnes du nord et escaladant de temps en temps des parois, les pieds roulant sur les pierres et la terre, s'accrochant aux troncs des petits arbres qui s'élevaient ici et là. Les orcs semblaient habituer à voyager à pieds, ils ne montraient aucun signe d'essoufflement, ou de fatigue. Garkach observait les environs, ses yeux ne manquant aucun détail des paysages alentours, cherchant à éviter de tomber nez à nez avec une patrouille humaine ou des aventuriers qui se seraient perdus. Si la bataille ne le gênait aucunement, bien au contraire, il désirait cette fois rester discret pour mener à bien sa mission. Les combats attendraient, pour cette fois.
A la fin de la journée, les orcs s'arrêtèrent enfin durant leur marche difficile sur un promontoire rocheux qui s'élevait au-dessus des bois plus clairsemés qui marquaient la frontière entre Elwynn et les Carmines. Non loin, on pouvait observer dans les bois les lueurs du Val de l'Est et de ses bûcherons qui profitaient d'un repos bien mérité, après une journée de dure labeur. Des cris et des rires parvenaient jusqu'aux falaises, porté par un vent frais qui soufflait à cette heure. Les Orcs installèrent leurs affaires, et préparèrent un feu de camps, aiguisant leurs armes et discutant entre eux, jouant avec des osselets. Seul Garkach restait à l'écart, observant les bois en contre-bras, ses bras imposant se croisant sur son torse. Son dos dévoilait des traces de fouets qui lui avaient atrocement rongé les chairs, et qui y avait encré des cicatrices à jamais, les crânes à sa ceinture cliquetant à ses mouvements légers.
Puis l'Orc se retourna vers l'Humaine qu'on avait laissé contre la parois rocailleuse, s'approchant d'elle alors que ses lourdes bottes soulevaient la poussière à ses pas et approchant un gantelet de cuir et de fourrure vers son visage, il en retira soudainement le bâillon d'un mouvement brusque. La délicatesse n'était vraiment pas son truc, c'était à présent une certitude. Pliant ses genoux, il se rapproche de la hauteur de la peau-rose en posant ses yeux aussi sauvages que ceux d'un loup, dans les siens en grondant.

"-Hurle, essaye de prévenir les tiens. Et je te brise les mains. Est-ce clair, peau-rose ?"

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le Ven 22 Déc - 19:07
La jeune femme avait marché toute la journée, fatiguée d'avoir fait un long voyage. Une fois posée sur le sol elle souffla enfin. Elle regardait le feu de camp et le reste des orcs avant de fermer les yeux, priant pour que tout cela soit un rêve comme un autre. Mais non, au moment d'ouvrir les yeux elle remarque alors qu'un de ces ravisseurs s'approchait d'elle. Cette dernière tournait la tête avant d'opiner aux dires de l'orc, son coeur battant la chamade. Elle gardait une certaine peur de l'orc bien qu'elle prît son courage à deux mains et annonça d'une petite voix peureuse :

"- J'ai faim et envie de pisser ...."

Elle le regarda un instant, avant de tourner la tête rapidement, par peur de s'en prendre une. Son ventre gargouillait comme pas possible, de quoi réveiller un mort ... ou presque. Elle apporta en même temps ses jambes vers sa poitrine, avant de poser sa tête sur ses genoux, pour observer simplement la nature, la regardant une dernière fois. Une fois l'orc repartie elle attrapa discrètement un morceau de pierre pointue pour de nouveau reprendre la coupe de ses liens. Bien qu'elle fît en sorte de les fragiliser, attendant le bon moment pour se détacher
le Dim 31 Déc - 3:42
L'Orc gronda aux premières paroles de la femelle qu'il saisit sèchement par le col en la redressant, la retournant brutalement en lui détachant les poignets. Soufflant sèchement, l'orc lui désigna les rochers en lui indiquant l'endroit où elle était autorisée à aller pour soulager son envie présente. L'endroit était contre les falaises, à peine cachée à la vue de l'orc mais assez pour lui offrir le minimum d'intimité. Garkach souleva les cordes, fronçant les sourcils en observant des entailles dans les liens puis souriant en coin, férocement. Lorsqu'elle revient, l'orc la saisit par les épaules brutalement, la serrant avec force, il murmura dans son dos de sa voix gutturale :

"-Essaye encore de les trancher, et je te briserais les doigts pour que tu ne tiennes plus jamais rien dans tes mains. Est-ce clair ?"

Il la repoussa sur le sol d'une seule main, mais la force de guerrier rivalisait de loin avec le plus fort des hommes qu'elle n'aurait pu connaître dans sa vie. Le guerrier s'approcha des flammes du feu de camps, tirant un morceau de viande, d'ours, qu'il tendit d'une main épaisse vers l'Humaine en lui faisant signe de manger. Tirant son outre, il l'ouvrit en prenant une gorgée de l'eau fraîche qui s'y trouvait, avant de lui tendre. L'Orc détachait à présent son unique épaulière, une plaque de fer entouré de cuir et de fourrure de worg la composaient, en la laissant tomber lourdement sur le sol. Roulant ses larges épaules, ses yeux fixant l'humaine en la détaillant, ainsi que chacune de ses émotions, il n'avait à présent plus que les sangles de son harnais, qui ne cachait rien de son imposante musculation. De funestes cicatrices marquaient les chairs de l'orc, témoignages d'une vie de guerre, de combat et de mort. Des morsures de Worg et d'ours étaient visibles, ainsi que les plaies de nombreuses lames qui l'eurent atteint. L'Orc grondant, prit la parole :

"-Quel est ton nom, Humaine ? Le mien est Garkach, dit le Hachenrage. Parle. Tant que tu ne fuis pas, tu n'as rien à craindre de moi..."

Dressant une main, l'Orc semblait masser son épaule gauche qui lui était douloureuse, en vue de la grimace qu'il tirait, grondant comme une bête. Sa voix était forte mais son commun était tranchant, Garkach ne semblant en rien habituer à le parler naturellement.

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le Dim 31 Déc - 12:34
La jeune femme attrapa le morceau de viande et la gourde, avant de caler cette dernière entre ses jambes une fois assises avant de croquer simplement dans la viande en restant muette comme une tombe. Elle prit un peu de temps avant de répondre :

"- Cela va te servir à quoi hein . Dans tous les cas je finirais esclave voire pire ... Et je n'ai clairement pas envie de finir comme ça. Et puis bon cela va te rapporter quoi hein . M'enfin ... Moi c'est Trinity. "

À la suite de cela la chasseresse termina son morceau de viande et elle prit une bonne gorgée d'eau avant de rendre la gourde. Elle porta son regard sur l'épaule de l'orc en restant muette après sa phrase pour finalement fermer les yeux en soufflant doucement, cherchant à cacher la plupart de ses émotions comme la peur. Elle rétorqua finalement de nouveau en levant la tête vers le ciel et en ouvrant les yeux :

"- Tu vas de nouveau m’attacher ? "

Dit elle d'une voix remplie de tristesse, son regard évitant celui de l'orc pour éviter de fondre en larmes devant lui. Elle souffla par la suite avant d'être soudainement calme pour ensuite refaire sa natte dans son dos, l'air distrait en fredonnant un petit air.

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