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le Mer 6 Déc - 21:17
Lanmir marchait, une jambe après l'autre, dans la froide neige des montagnes de Dun Morogh, s'enfonçant péniblement dans les couches épaisses de neige recouvrant la route, à peine visible. Lanmir avait rajouté une grande cape en fourrure, ainsi qu'un foulard autour de sa bouche. Sa peau s'était pâlie et son nez était rouge, reniflant de temps en temps le liquide qui y coulait.
Bon sang... Le froid mordant le faisait souffrir, le paladin n'abandonna pas. Il marcha plus vite, avec des pas de géant, sa détermination était sans pareille. Il se dit qu'il devait arriver à Forgefer, car un nain du nom de Thorrag Attrapefoi l'y attendait. Ce nain paladin avait été recommandé par son supérieur direct, et devait l'y attendre afin de partir avec lui vers Hurlevent, à la somptueuse Cathédrale de la Lumière pour parfaire sa formation. Lanmir l'avait déjà vue plus jeune, seulement en dehors, sur la fameuse place Alonsus Faol.
Il ferma les yeux, s'en rappelant de l'émerveillement perçu à ce moment là. Il se souvient de l'immense escalier blanc, couvert d'un tapis fait de lin bleu et de tissu d'or. Il se souvint de ses grands clochers au toit en verre jaune en pique, entouré de quatre plus petites tours. Il se souvint des statues et des ornements que les murs de cette gigantesque cathédrale comportait. Il se souvint des vitraux reflétant la lumière du soleil, aussi bien vers dedans que dehors. Ainsi que de la hauteur de ses infrastructures, essayant de toucher le ciel de leurs pointes.

... Il soupira, puis leva la tête, comme interpellé par quelque chose. Il arriva à un carrefour, l'autre route était bien plus fréquenté. Toutes sortes d'établis étaient rangés dans des chariots tirés par des chevaux, tandis que d'autres nains se déplaçaient à dos de bouc en direction de Kharanos d'après le panneau.
Lanmir suivit du regard les pavés de la route dans le sens inverse, celle-ci passant sous les arbres dont la neige collante à leurs feuilles tombait et se s'étalait sur le sol, et remontant le long de la montagne.



La route remontait le long d'une fine crête, jusqu'à un flanc d'une montagne où une structure énorme l'y attendait. Des tours de garde, autres que celles des humains sortaient de la terre. Leur surface était toute lisse et leurs fenêtres étaient bien plus petites.
Ce qui semblait être des bâtiments sortaient du flanc de la montagne, les formes géométriques mélangeaient admirablement le paysage et les bâtiments, comme si on voyait les croquis d'un architecte.
A la fin de la route, une immense porte l'y attendait. Deux piliers dans la gravure était en forme d'enclume l'entourait. Une arche encadra le symbole immense de la porte qui était gelé, et avec de la neige encastrée à l'intérieur. Sous le symbole, une immense herse en pierre, la porte de Forgefer. Les multiples voyageurs et caravanes se déversaient dehors et ressortaient comme si la porte crachait tout ce qu'elle avait en bouche.


Le paladin abaissa son foulard autour de sa bouche, essoufflé. Il passa difficilement la crête et entra par la grande porte. Une immense statue de nain le regardait d'un air inquisiteur, levant sa hache et son marteau dans une posture triomphante. Apparemment, il aurait entendu que ça serait un roi de Forgefer.
Le voilà à l'entrée de la ville, tandis qu'il entendait un son de bagarre générale dans une taverne non loin de là.


le Mer 6 Déc - 21:41
Le paladin abaissa son foulard autour de sa bouche, essoufflé. Il passa difficilement la crête et entra par la grande porte. Une immense statue de nain le regardait d'un air inquisiteur, levant sa hache et son marteau dans une posture triomphante. Apparemment, il aurait entendu que ça serait un roi de Forgefer.
Le voilà à l'entrée de la ville, tandis qu'il entendait un son de bagarre générale dans une taverne non loin de là.


Malgré son long voyage, Lanmir ne pouvait s'empêcher d'admirer l'architecture naine. Leur art antique était un mélange de perfection scientifique et de splendeur historique. Il en était certain : cette montagne enfermait une longue histoire passionnante que seules les livres peuvent en donner les détails.
En entendant les disputes de la taverne, il s'y dirigea alors au pas de course, guidé par son sens du devoir. Il passa par la gauche de la statue du majestueux nain et se laissa guider par le son brutal de la bagarre. Pas le temps d'admirer les miracles nains : la justice appelle. Une fois entrant dans la taverne, à quelque pas vers la gauche après être entré, il regarde en premier lieu la situation. Sachant qu'il peut se tromper, il ne veut pas crier à la justice. Peut-être n'était-ce que les nains qui ont bu trop de bière, ou un client un peu trop dérangeant, et non pas un réel soucis. Quoi qu'il en soit, bagarre ou pas, devoir ou pas, son arrêt est bien justifié : il était assoiffé après son long périple dans les conditions glacées de Dun Morogh.

En entrant dans la taverne, l'humain vit la pagaille qui avait lieu. Son ouïe ne l'avait donc pas trompé. Il abaissa la capuche que sa cape lui octroyait, prêt à agir, il cria :

"Arrêtez-vous !"

Malgré tout, les consommateurs ne cessaient de se frapper les uns sur les autres, d'autres riaient aux éclats, chope à la main, et certains continuaient tranquillement leur discussion. Après tout, nous sommes dans une taverne naine. Depuis quand les bagarres ne sont plus de coutumes ?
Lanmir avança alors doucement jusqu'au comptoir. Il avait sur lui quelques pièces d'argents et quelques rares d'or qu'il a su acquérir sur son voyage en aidant certaines personnes. Lanmir ne voulait pas boire quelque chose d'alcoolisé. Il n'en avait pas le droit. C'est pourquoi il n'a commandé qu'un lait glacé à l'Aubergiste.
Profitant de ce lait froid, et malgré sa patience redoutable, il se retourne vers les nains, gnomes et humains, et dans un hurlement, il avança :

Au nom de la Lumière ! Cessez !

A l'invocation de la Lumière, tout le monde s'arrêta. Ils regardèrent l'humain apeuré mais admiratif à la fois. Lanmir observa les différentes races d'un regard inquisiteur mais avec un fond de pitié. Il termina son verre de lait, paya deux pièces d'argent l'aubergiste, et parti en direction du quartier de la garde mystique. Le paladin arriva devant le bâtiment principal. Cape toujours sur le dos, il daigna entrer et admira les présents.
le Ven 8 Déc - 19:24
Toute la populace dans la taverne regardait Lanmir, le temps était comme figé. Chacun restait dans la même position qu'ils étaient avant l'intervention lumineuse du paladin.
Un nain était prêt, à écraser un tabouret sur la tête d'un gnome chétif, qui lui était prêt à lancer une bouteille en verre sur son opposant. Deux humains s'agrippaient le haut de leur chemisier, l'un lui avait pris le col, le poing levé prêt à s'abattre sur celui qui lui serrait le cou.

Lanmir, soupirant, lança deux pièces d'argent au tavernier, qui lui lançait une certaine expression de crainte. Il posa la main sur les deux pièces, et les fit glisser jusqu'au bord de la table tandis que le paladin ouvrait la porte en pierre.

-"Melci et à la plochaine !"

Il claqua la porte et réemprunta les escaliers vers la surface de la ville. Il pu entendre le son de la bataille reprendre de plus belle, et bien plus violemment, comme si des chiens enragés détruisait tout ce qui se trouvait à leur portée.

...


Il marcha dans la rue, il avait encore un peu de temps avant la rencontre avec Thorrag. Quelques images lui passa dans l'esprit, comment était-il ? Grand ? Il rit seul, à cette pensée, regardant la grande porte qui menait à la garde mystique loin devant lui. Doué ? Franc ? Bavard ? Rigolard ?
Lanmir secoua la tête, il verrait tout ça en temps voulu. Son impatience lui monta à la tête.

Après une bonne heure de marche épuisante, il arriva enfin à la porte menant à la garde mystique. Des gardes nains, au regard sévère, patrouillant par dizaines circulait dans les alentours. L'un se contenta de jeter un regard noir à Lanmir.

-"Vous, paladins de l'aube d'algent, vous n'avez lien à faile ici si vous n'aidez pas l'Alliance !"

Il retourna la tête dans la même direction que ses camarades et emboîta leurs pas.
Il n'y fit pas attention, empruntant le portail doré vers l'autre partie de la ville.

...

Cet endroit de la ville était bien plus petit et fermé, Lanmir sentait un sentiment d'oppression et d'étouffement lui faire face.
La porte dorée aux Communs vers la ville finissait dans un sombre tunnel, qui lui était beaucoup plus petit. Les nains trapus de la ville circulaient tranquillement, se bousculant entre eux parlant entre eux, sans faire attention au paladin.
En sortant de celui-ci, une immense bête passa en planant devant lui, soulevant une grande quantité d'air environnant. La bête, aux plumes blanches, à tête d'aigle et aux jambes de lion posa ses énormes serres au sol pour freiner sa course.
Un nain habillé lourdement, portant un lourd marteau à une main vint à sa rencontre. Chacun de ses pas lourds fit cligner des yeux la bête, et le nain approcha sa main. Elle sera le bec et ferma les yeux de toutes ses forces, avant que son nain, lui caressa doucement le museau. Elle réouvrit ses deux pupilles jaunâtres bougeant la tête au rythme des caresses.
Le nain reparti en arrière, chercher une selle de cuir de qualité brillant, et se réapprocha de la bête. Et lui fit passer les deux lanières sur son solide dos et attacha la selle. Il grimpa ensuite difficilement sur elle, puis lui mit une petite tape à la croupe de la bête, avant que celle-ci ne déploie ses ailes et s'envole.

Lanmir retourna son attention vers le centre de la garde. Il y avait quelques petites maisons carrés inhabituelles à Forgefer, celles-ci n'étant pas creusées dans la roche.Elle, armées de piliers afin de retenir leurs toits, tournaient tous le devant vers un bassin au centre de la place. Juste devant celui-ci, un immense temple de la Lumière lui faisait face. L'architecture était inhabituelle également pour Forgefer, les pierres étaient blanches, richement ornées de saphir et d'or. Une cavité, au dessus de la porte, ouvrait le toit de ce bâtiment depuis l'extérieur. Deux piliers dorés tenait le toit de la porte.
D'un pas assuré, le paladin se dirigea devant la porte, levant la tête, admiratif de ce bijou d'architecture montrant toute la gloire et la puissance de la Lumière.


Il daigna entrer afin d'admirer les présents exposés à l'entrée, mais les deux gardes nains en faction abaissèrent leurs hallebardes pour lui bloquer la route.

-"La totalité du temple est inteldite aux visiteuls poul une dulée indetelminée !"

Lanmir fut surpris. Une église fermée ? Mais toutes doivent accueillir visiteurs et voyageurs de toute contrée ! Riches comme pauvres ! Faibles comme forts ! Orcs comme humains...
Il soupira, fermant les yeux, il fit un petit sourire agacé aux nains avant de les saluer, baissant lourdement le buste.

Il se retourna, frappant du pied dans un caillou qui vola jusqu'au bassin. La nervosité ambiante des gardes l'interpella néanmoins. Que pouvait-il se passer ?
La rencontre avec Thorrag approchait quand à elle, et celui-ci n'a même pas pu aller se recueillir.
le Dim 10 Déc - 17:54
Il daigna entrer afin d'admirer les présents exposés à l'entrée, mais les deux gardes nains en faction abaissèrent leurs hallebardes pour lui bloquer la route.

-"La totalité du temple est inteldite aux visiteuls poul une dulée indetelminée !"

Lanmir fut surpris. Une église fermée ? Mais toutes doivent accueillir visiteurs et voyageurs de toute contrée ! Riches comme pauvres ! Faibles comme forts ! Orcs comme humains...
Il soupira, fermant les yeux, il fit un petit sourire agacé aux nains avant de les saluer, baissant lourdement le buste.

Il se retourna, frappant du pied dans un caillou qui vola jusqu'au bassin. La nervosité ambiante des gardes l'interpella néanmoins. Que pouvait-il se passer ?
La rencontre avec Thorrag approchait quand à elle, et celui-ci n'a même pas pu aller se recueillir.


Lanmir regarda l'eau perturbée par la pierre qu'il a jetée dans le bassin. Il ferma les yeux et respira profondément.

Après un instant de repos, de réflexion, il se retourna vers le Temple. Il regarda les nains protégeant l'entrée. Ces-derniers l'observèrent sévèrement, le dévisageant.

Vous êtes soulds ? L'entlée est inteldites aux visiteuls ! Rentlez chez vous, Humain.

Lanmir ferma les yeux et respira longuement. Il les ouvrit à nouveau et dit aux deux gardes.

Je dois rencontrer le Nain Thorrag. J'y ai été invité par mes Supérieurs. Je suis un Serviteur de la Lumière.

Les Nains se regardèrent, riant aux éclats. Ils se moquaient de Lanmir.

Eh bien montle nous de quoi tu es capable, "Paladin" !

Les Nains montrèrent le mannequin un peu plus loin, tout en se moquant de lui. Lanmir, modeste, s'en approcha. Il dégaina son épée et entama certains coups sur le mannequin. Les nains rirent aux éclats. Ils se moquèrent du "Paladin" se disant qu'il était complètement fou. Jusqu'au moment où, en un coup levé, il abatte sa lame sur le mannequin avec une puissance considérable. L'arme reflétait une lumière qui éblouit les gardes. La frappe emblématique du paladin, la frappe du croisé venait de couper le mannequin en deux. Les gardes observèrent la scène ébahi.

" - Eh, p'tit gars, on s'est tlompé sul toi. Thollag est chez lui. Il attend quelqu'un. C'est peut-êtle toi, d'ailleuls...
- Et où habite-t-il ?
- Dans les communs. Quatlième maison en paltant de la dloite plès de la polte vers le Qualtier Militaile.
- Bien. Je vous remercie. Que la Lumière soit avec vous, Nains.
- Eh.. Et avec vous aussi, Paladin...


C'est avec cette information que Lanmir partit en direction de la maison de Thorrag.
le Dim 10 Déc - 18:22
Lanmir avait marché longtemps, le poids de son armure lui faisait souffrir les jambes. Il avait besoin d'une pause.
Le matin s'était levé, les nains sortaient de chez eux pour aller travailler. Quelques nains sortaient en armure, sûrement des factionnaires.

Le paladin était arrivé devant la grande porte de la garde militaire. Elle ressemblait beaucoup à la garde mystique, mais avec une épée gravée en symbole sur son haut, et en rouge. Il tourna la tête, commençant à compter les maisons depuis la droite.

"Une... Deux... Trois... Quatre ! Ah voilà !"

Mais la porte était fermée. Un nain était assis sur les escaliers menant à sa porte en fer. Il était musclé mais mince, avait les cheveux châtains noués derrière la tête ainsi qu'une cicatrice sur son front et sa joue droite. Sa barbe tombe le long de son menton, et il possède des sourcils épais roux, juste au dessus de ses yeux bleus. Son armure est de cuir, excepté pour son épaule et sa main gauche, renforcé par des engins en fer. Il a une petite hache à la ceinture en cuir ainsi qu'un tromblon double canon dans le dos. Il avait un air triste, ses deux mains posés sur ses joues, et les coudes posés sur les genoux.
Le paladin haussa les sourcils, se demandant bien ce qu'il pouvait faire là.

[FIN]
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